"L'amour que l'on porte à nos amis se trouve au-delà des mots " Paulo Coelho

Zanzibar…..


La semaine dernière, je suis allée à l’ Ambassade de Tanzanie demander mon visa pour l’île de Zanzibar et me voila ,en possession de ce sésame,  presque déjà partie. Comme de nombreux écrivains, rêveurs de toutes sortes ,je rêve, je foule déjà les belles plages de sable immaculé, devant mes yeux au coucher du soleil défilent les boutres partant pour la pêche….Vous voyez le voyage est commencé dans ma tête !!! mais il me faut attendre 4 semaines avant qu’un grand oiseau de métal m’emmène vers ce rêve dans le quel je prendrais pied aprés 14 heures de voyage.

Que ferais – je là – bas ? Je serais tout au Nord – Ouest de l’île assez éloigné de STONE TOWN la capitale d’une soixantaine de kilométres, mais étant là – bas pour 10 jours j’aurais le temps de m’y rendre et visiter cette vieille ville qui a subi beaucoup d’invasions.Beaucoup de choses à voir et sans aucun doute beaucoup de photos à faire en particulier de vieilles portes restes de belles demeures.

BIen sur, repos, repos, repos !!!! Profiter de la mer, du soleil, et vous savez combien je suis curieuse, alors j’essaierai de faire de belles découvertes.

Je vous entends !!!! Oui bien sûr que je vous raconterai essayant de vous faire partager mes émotions, mes souvenirs.

Ci -dessous un texte qui m’a semblé intéressant de vous faire partager .On y parle des nombreux rêveurs de cette île aux épices.

« Au carrefour de l’Inde, de l’Arabie et de l’Afrique, l’île, située au large de la Tanzanie, ouvre le continent africain aux explorateurs. Elle va devenir un fantasme pour les écrivains et les poètes, Rimbaud, Kessel et Conrad, qui l’ont rêvée sans pouvoir l’atteindre. Naissance d’un mythe.

Dans Le devisement du monde, Marco Polo décrivait ainsi Zanghibar: «Une île noble et grande, qui a bien environ deux mille milles de tour. Les gens sont tous idolâtres, ont langage à eux et ne paient tribut à personne. […] Ils sont si grands qu’ils ressemblent à des géants…» (p. 285) Depuis, l’île a colporté son mythe à travers son nom improbable, qui désignerait la «terre des Noirs» en arabo-persan. Située à proximité des côtes tanzaniennes, elle servit de camp de base aux expéditions anglaises à destination du «c?ur des ténèbres». L’écrivain-explorateur Burton y résida avant de se lancer à la recherche des sources du Nil. Jules Verne voyait en elle le lieu idéal pour enclencher l’aventure de son premier roman, Cinq semaines en ballon. Neuf ans après les héros verniens, un journaliste du nom de Stanley débarque à Zanzibar sur les traces d’un grand explorateur disparu: «Parmi ces images confuses et mouvantes, je distinguais à peine les Arabes des Africains, les Africains des Banians, les Banians des Hindous, les Hindous des Européens. Zanzibar est le Bagdad, l’Ispahan, le Stamboul de l’Afrique orientale. C’est le grand marché qui attire l’ivoire et le copal, l’orseille, les peaux, les bois précieux et les esclaves de la région.» (Comment j’ai retrouvé Livingstone, p. 6)

Carrefour maritime de l’océan Indien, possession du sultanat d’Oman puis protectorat britannique, Zanzibar fit fantasmer des milliers d’érudits au cours des derniers siècles. Pourtant, l’île fait surtout figure de rendez-vous manqué de l’histoire littéraire. Arthur Rimbaud, qui ne parvint jamais à s’y rendre, la mentionne à cinq reprises dans sa correspondance: «Peut-être irai-je à Zanzibar, d’où l’on peut faire de longs voyages en Afrique…» (23 août 1887) «Et peut-être ne partirai-je pas pour Zanzibar, ni pour ailleurs…» (24 août 1887) Joseph Kessel connut la même malédiction: «Zanzibar… Je n’aurai plus jamais loisir de m’y rendre. Zanzibar, paradis dans l’océan Indien, embaumé de clous de girofle.» (Le lion, p. 112) On ne compte plus les écrivains aventuriers qui n’y ont jamais posé pied: Conrad, Cendrars, Segalen… Henry de Monfreid, après avoir bourlingué d’Alexandrie à Aden et de Mascate à Bombay, ne semble pas avoir descendu la côte des Somali jusque-là…

Experte en «esprit des lieux», Nathalie de Saint Phalle garde espoir: «J’irai à Zanzibar. J’irai parce que j’en rêve comme j’ai rêvé de Trébizonde. […] Parce que 27 ans c’était l’âge de Rimbaud lorsqu’il a débarqué dans le port d’Hodeidah à la recherche d’un travail. J’irai aussi à Zanzibar parce qu’il en a eu l’obsession…» (Hôtels littéraires, p. 462). A l’âge de 27 ans, Evelyn Waugh a eu cette chance rare. Le futur auteur de Grandeur et décadence arrive dans l’île après avoir assisté au couronnement d’Hailé Sélassié en Abyssinie: «Des palmeraies s’étendent de part et d’autre; la ville semble très petite et plate. […] Sur le quai, les deux principaux monuments sont le palais du sultan et le « palais des Merveilles » – traduction du nom donné par les Arabes à l’hôtel de ville.» (Hiver africain, p. 203) Mais Waugh n’apprécie pas son séjour, tant la chaleur l’accable: «Je prends des notes sur l’histoire de Zanzibar; l’encre se dilue dans les gouttes de sueur qui tombent sur le papier.» (id., p. 194) Jean Rolin est le dernier gagnant de cette loterie géographique. Sur place, il rêve à «cette insouciance, cette apparente absence de mémoire, qui font la beauté de ces palais abolis, de ces cimetières d’une religion indécise, aux tombes renversées, de ces escaliers effondrés donnant sur des cours vides d’où jaillit la flèche d’un cocotier, de cette forteresse portugaise livrée aux piaillements des orphelins d’Etat et de ces bains persans aux coupoles béantes, alourdies de chauves-souris en grappes […] attestant que si l’Afrique est le continent où les choses vieillissent le plus vite, c’est aussi celui où elles durent le plus longtemps.» (La ligne de front, p. 22) Cet étrange vieillissement intemporel donne son charme incomparable à Zanzibar. Le voyageur y retrouve le fil de ses rêves, entre la maison de Livingstone et le palais des Merveilles, toujours présents, à défaut des géants de Marco Polo.  »

 

Marco Polo
Le devisement du monde (Albin Michel)
Jules Verne
Cinq semaines en ballon (Livre de poche)
Joseph Kessel
Le lion (Folio)
Nathalie H. de Saint Phalle
Hôtels littéraires (Denoël)
Evelyn Waugh
Hiver africain (Payot)
Jean Rolin
La ligne de front (Quai Voltaire)

 

 

 

 

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2 Réponses

  1. 😉❤ !

    13/05/2016 à 18 h 21 min

  2. J’ai hâte !!

    14/05/2016 à 9 h 32 min

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