"L'amour que l'on porte à nos amis se trouve au-delà des mots " Paulo Coelho

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C’est la Toussaint


« Le jour de la fête des morts donne à chacun le sens de la vie »

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Il aimait la mort, et ses sombres promesses,
Avenir incertain d’un garçon en détresse,
Il voulait mourir, laisser partir sa peine,
Oublier tous ces jours à la même rengaine…

Elle aimait la vie, heureuse d’exister,
Voulait aider les gens et puis grandir en paix,
C’était un don du ciel, toujours souriante,
Fleurs et nature, qu’il pleuve ou qu’il vente.

Mais un beau jour, la chute commença,
Ils tombèrent amoureux, mauvais choix,
Elle aimait la vie et il aimait la mort,
Qui d’entre les deux allait être plus fort?

Ils s’aimaient tellement, ils auraient tout sacrifié,
Amis et famille, capables de tout renier,
Tout donner pour s’aimer, tel était leur or,
Mais elle aimait la vie et il aimait la mort…
Si différents et pourtant plus proches que tout,
Se comprenant pour protéger un amour fou,
L’un ne rêvait que de mourir et de s’envoler,
L’autre d’une vie avec lui, loin des atrocités…

Fin de l’histoire : obligés de se séparer,
Ils s’étaient promis leur éternelle fidélité.
Aujourd’hui, le garçon torturé vit pour elle,
Puisque la fille, pour lui, a rendu ses ailes…

Il aimait la mort, elle aimait la vie,
Il vivait pour elle, elle est morte pour lu

William Shakespeare

Le premier baiser…


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Le premier baiser, c’est le lien entre le silence des sentiments et leur mélodie.

Khalil Gibran ; L’œil du prophète (1991)

Le premier baiser, c’est la première goutte bue dans la coupe remplie du nectar de la vie.

Khalil Gibran ; L’œil du prophète (1991)

Le premier regard, c’est la première note magique jouée sur la corde d’argent de notre cœur.

Khalil Gibran ; L’œil du prophète (1991)

Roses d’automne


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Roses d’automne

Aux branches que l’air rouille et que le gel mordore,
Comme par un prodige inouï du soleil,
Avec plus de langueur et plus de charme encore,
Les roses du parterre ouvrent leur coeur vermeil.

Dans sa corbeille d’or, août cueillit les dernières :
Les pétales de pourpre ont jonché le gazon.
Mais voici que, soudain, les touffes printanières
Embaument les matins de l’arrière-saison.

Les bosquets sont ravis, le ciel même s’étonne
De voir, sur le rosier qui ne veut pas mourir,
Malgré le vent, la pluie et le givre d’automne,
Les boutons, tout gonflés d’un sang rouge, fleurir.

En ces fleurs que le soir mélancolique étale,
C’est l’âme des printemps fanés qui, pour un jour,
Remonte, et de corolle en corolle s’exhale,
Comme soupirs de rêve et sourires d’amour.

Tardives floraisons du jardin qui décline,
Vous avez la douceur exquise et le parfum
Des anciens souvenirs, si doux, malgré l’épine
De l’illusion morte et du bonheur défunt.

Nérée Beauchemin

C’est l’automne -Quelques haïkus


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Foulant les feuilles dorées du ginkgo
Le gamin tranquillement
Descend la montagne
Buson

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Feuille morte au vent

de temps en temps

le chat la retient de sa patte

Kobayashi Issa (1763-1827)

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Hortensias

Elle a choisi le bleu

La pluie d’automne.

Masaoka Shiki  ( 1866-1909 )

si….


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Si

Si tu crois qu’un sourire est plus fort qu’une arme,
Si tu crois à la puissance d’une main offerte,
Si tu crois que ce qui rassemble les hommes est plus important que ce qui divise,
Si tu crois qu’être différent est une richesse et non pas un danger,
Si tu sais regarder l’autre avec un brin d’amour,
Si tu préfères l’espérance au soupçon,
Si tu estimes que c’est à toi de faire le premier pas, plutôt qu’à l’autre,Si le regard d’un enfant parvient encore à désarmer ton coeur,
Si tu peux te réjouir de la joie de ton voisin,
Si l’injustice qui frappe les autres te révolte autant que celle que tu subis,
Si pour toi l’étranger est un frère qui t’est proposé,
Si tu sais donner gratuitement un peu de ton temps par amour,
Si tu acceptes qu’un autre te rende service,

Si tu partages ton pain et que tu saches y joindre un morceau de ton coeur,
Si tu crois qu’un pardon va plus loin qu’une vengeance,
Si tu sais chanter le bonheur des autres et danser leur allégresse,
Si tu peux écouter le malheureux qui te fait perdre ton temps et lui garder ton sourire,
Si tu sais accepter la critique et en faire ton profit, sans la renvoyer et te justifier,

Si tu sais accueillir et adopter un avis différent du tien,
Si pour toi l’autre est d’abord un frère,
Si la colère est pour toi une faiblesse, non une preuve de force,
Si tu préfères être lésé que faire tort à quelqu’un,

Si tu refuses qu’après toi ce soit le déluge,
Si tu te ranges du côté du pauvre et de l’opprimé sans te prendre pour un héros,
Si tu crois que l’Amour est la seule force de dissuasion,
Si tu crois que la Paix est possible,

… Alors la Paix viendra.

Pierre Guilbert

Des pas sur le sable….


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Des Pas Sur La Plage

 

Une nuit, j’ai fait un rêve.
Je cheminais sur la plage, côte à côte avec le Seigneur.
Nos pas se dessinaient sur le sable, laissant une double empreinte,
la mienne et celle du Seigneur.

L’idée me vint – c’était un songe –
que chacun de nos pas représentait un jour de ma vie.
Je me suis arrêté pour regarder en arrière.
J’ai vu toutes ces traces qui se perdaient au loin.
Mais je remarquai qu’en certains endroits,
au lieu de deux empreintes, il n’y en avait plus qu’une.

J’ai revu le film de ma vie.
O surprise !
Les lieux de l’empreinte unique
correspondaient aux jours les plus sombres
de mon existence.
Jours d’angoisse ou de mauvais vouloir ;
jours d’égoïsme ou de mauvaise humeur ;
jours d’épreuve et de doute ;
jours intenables…
jours où, moi aussi, j’avais été intenable.

Alors, me tournant vers le Seigneur, j’osai lui faire des reproches :
– Tu nous as pourtant promis d’être avec nous tous les jours !
Pourquoi n’as-tu pas tenu ta promesse ?
Pourquoi m’avoir laissé seul aux pires moments de ma vie ?
Aux jours où j’avais le plus besoin de ta présence ?

Mais le Seigneur m’a répondu :
– Mon ami, les jours où tu ne vois qu’une trace de pas sur le sable,
ce sont les jours où, moi, je t’ai porté.

Adhemar de Barros

 

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Le bonheur


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Le bonheur est une plume
La plus légère qui soit.
Il faut l’attraper
Quand elle passe.Le bonheur se cueille dans l’instant,
Avec précaution
Comme une fleur,
Avant qu’elle ne se fane.

Le bonheur est cette poudre de soie,
Qui passe, légère, devant la lune,
L’effleure, l’enserre,
Et la pénètre de sa paix.

Même fragile, le bonheur
Transfigure les choses insignifiantes,
Il fait oublier le réel,
Alors que la pensée remodèle nos traits.

La joie monte en nous, quand nous la donnons.
C’est cela le moteur du bonheur.
La découverte du bonheur d’aimer
S’ajoute au bonheur d’être aimé.

Et malgré la nuit du monde,
Malgré les destructions,
Tenons notre lampe allumée,
Pour que vive au dehors la lumière du bonheur.

Hélène Ellenberger, Ferveur d’Automne